Archive pour novembre 2007

Alison Jackson

 jackson.jpg

source Tachen

Portraits crachés. L’art de la subversion et de la ressemblance : Alison Jackson met en question notre rapport à la célébrité et au besoin irrépressible de voir toujours plus. Attendez-vous à l’imprévisible !

« On m’accuse de faire des photos vulgaires. Moi, je crois que croire et célébrer les images est vulgaire. Je pense que le but de mon travail échappe aux gens s’ils ne comprennent pas ça. Je m’intéresse à la perception des célébrités par le public, pas à la célébrité elle-même. » – Alison Jackson

Le livre : Alison Jackson a photographié la reine d’Angleterre au petit coin, George Bush et Tony Blair discutant dans un sauna, Oussama Ben Laden jouant au backgammon et Monica Lewinsky allumant le cigare de Bill Clinton. Vraiment ? La ressemblance est frappante mais, bien sûr, ses modèles sont des sosies. Ses photos montrent que si voir c’est croire, la vérité est ailleurs. Jackson dit de son travail : « La ressemblance devient le réel et l’imaginaire touche le possible. J’essaie de mettre en lumière la relation psychologique entre ce que l’on voit et ce qu’on imagine. C’est lié à notre besoin de voir – notre voyeurisme – et à notre besoin de croire. » En effet, en montrant des « célébrités » prises par surprise, les photos de Jackson nous montrent ce que nous imaginons se passer derrière les portes closes. Son travail est sujet à controverse parce qu’il évolue dans une zone d’ombre entre la parodie et le réalité et qu’il met à bas les barrières protégeant la vie privée des personnalités publiques. Pour cette édition, on a demandé à Jackson de photographier une large sélection de nouveaux portraits de Madonna, Jack Nicholson, Elton John, Paris Hilton, Tom Cruise & Katie Holmes, Mick Jagger, Queen Elizabeth ll, Prince William, Richard Gere & Dalaï Lama, Jude Law, Pete Doherty & Kate Moss, et bien d’autres.

L’auteur : Alison Jackson est une photographe londonienne. Après des études à la Royal-Holloway University de Londres, elle choque le monde avec la série TV, « Double Take ». Son travail est célèbre dans le monde entier, par le biais d’expositions et de galeries, mais également pour son travail en publicité (notamment la campagne Schweppes « You know who… »), dans les films et pour la télévision. Récompensée par le BAFTA pour son travail étonnant sur les sosies de célébrités, elle a aujourd’hui envahi nos galeries et nos écrans. Les plus grandes célébrités se retrouvent sur sa pellicule, immortalisées dans les situations les plus personnelles ou les plus incroyables. L’effet est renversant. Son style subversif, mais très travaillé, développé dès son entrée au Chelsea College of Art, puis à la Royal School of Art, parvient à mélanger habilement la provocation et l’attirance en puisant dans cette obsession moderne pour les célébrités et leur vie privée. Célébrée pour ses qualités exceptionnelles de photographe et son approche personnelle de la culture populaire, elle est cependant la cible de la presse tabloïd, dont elle explore les mœurs plus qu’elle ne les tourne en dérision, qui trouve son travail offensant et sans goût.

Alison Jackson – Confidential est paru chez Taschen

Arme non létale ?!

source Libération + AFP

Mort après deux décharges de Taser au Canada
Une vidéo montrant la mort d’un ressortissant polonais suscite à nouveau des inquiétudes sur l’utilisation de cette arme et des interrogations sur une éventuelle bavure de la police canadienne.

A.V. avec source AFP
jeudi 15 novembre 2007

Nouvelle polémique autour des pistolets Taser.
Une longue vidéo diffusée à la presse et visible sur le site canadien globeandmail.com montre les derniers instants d’un immigrant polonais décédé le mois dernier après avoir été maîtrisé par la police dans l’aéroport canadien de Vancouver (ouest du Canada) à l’aide d’un pistolet à décharges électriques Taser
Robert Dziekanski, 40 ans, est mort le 14 octobre après avoir reçu au moins deux décharges de Taser. Selon la police fédérale, Dziekanski avait dû être maîtrisé après s’être montré très agité dans la zone des arrivées de l’aéroport. Ce drame a déclenché un incident diplomatique entre le Canada et la Pologne qui exige des explications complètes. La mort de Robert Dziekanski fait l’objet d’une enquête de la police locale. Walter Kosteckyj, l’avocat de la famille de la victime a déclaré que cette vidéo le dérangeait car son client ne s’y montrait pas violent.

«Je m’attendais à le voir affronter la police», a-t-il dit à l’AFP. La vidéo a été donnée aux médias par Paul Pritchard, un passager canadien qui se trouvait à l’aéroport au moment des faits. Le police avait dans un premier temps pris la vidéo à Pritchard, en promettant de la lui rendre, mais elle a ensuite refusé de la restituer, jusqu’à ce qu’il porte plainte.

Les images montrent Dziekanski effrayé, transpirant, épuisé et se parlant à lui-même en polonais. Il s’agite près d’une porte automatique, qu’il bloque avec des chaises et une table. Puis, il attrape un ordinateur sur un comptoir et le jette au sol, alors que des vigiles se trouvent tout près de lui.

«Il parle russe… il faut un interprète russe», dit alors un vigile. Quatre policiers apparaissent alors à l’image. «ça va monsieur?», dit l’un d’eux. Dziekanski tourne alors le dos aux policiers et semble vouloir s’éloigner. C’est alors que l’un des policiers lui administre une décharge de Taser, qui le fait hurler, tomber à terre et se tordre, avant que les policiers ne le maîtrisent. Quelques secondes plus tard, Dziekanski ne bouge plus.

Ouvrier du bâtiment qui arrivait de Francfort en Allemagne et ne parlait que polonais, il avait pris l’avion pour la première fois de sa vie pour venir s’installer au Canada, où vivait déjà sa mère, Zosia Cisowski, 61 ans. Mais il a attendu sa mère dans la zone de livraison des bagages, a expliqué Me Kosteckyj.

Cette dernière n’était pas autorisée à pénétrer dans cette zone sécurisée, et a dû attendre à quelques mètres de là, de l’autre côté d’un mur, sans savoir si son fils était bien arrivé. M. Dziekanski a attendu dix heures près des bagages sans que «les autorités de l’immigration ou de l’aéroport ne l’interrogent ou ne cherchent à savoir quel était le problème», a ajouté l’avocat. Entre temps, sa mère avait quitté l’aéroport. Il ne l’a donc pas trouvée, à sa sortie dans la zone des arrivées, 25 heures après être parti de chez lui.

En ces temps de grèves et de manifestations…

L’armée américaine a testé cet automne une arme non létale (l’« Active Denial System », ou ADS qui lance des rayons en micro-ondes de 95 gigahertz).
Etudiants, cheminots, marins, fonctionnaires, magistrats … faites vite avant que les compagnies CRS s’équipent de cette dernière merveille technologique.
> pour en lire plus

La mémoire du Web est sur Archive.org

Article paru dans l’édition du Monde du 14.11.07.

A l’instar des autres moteurs de recherche, Google a cessé de comptabiliser le nombre de pages Web. Archive.org, de son côté, en a archivé près de 86 milliards, correspondant à 65 millions de sites Web, en 37 langues. Sa base de données pèse près de 2 pétaoctets, soit 2 millions de gigaoctets, l’équivalent de deux cents fois le contenu de la Bibliothèque du Congrès américain.

A l’origine du projet, Brewster Kahle, un spécialiste de l’intelligence artificielle issu du célèbre Massachusetts Institute of Technology (MIT) qui, en 1989, avait inventé WAIS, l’ancêtre des systèmes de publication et des moteurs de recherche Internet.En 1992, Kahle publiait un code de bonne conduite à l’intention des autres bibliothécaires numériques : l’informatique laisse des traces, il ne s’agit pas de surveiller les usagers, mais de leur donner accès au savoir.

Encore fallait-il pouvoir y accéder : en 1996, constatant que la durée de vie moyenne d’une page Web était de cent jours, Brewster Kahle crée une fondation pour archiver le Web à l’intention des futures générations.

Sa “machine à remonter le temps” permet ainsi, non seulement de revisiter les sites Web tels qu’ils se présentaient il y a un, cinq ou dix ans, mais aussi de retrouver la trace de ces contenus qui, depuis, ont disparu, avec une prédilection pour certains événements marquants, tels que les attentats terroristes du 11 septembre 2001, l’ouragan Katrina, qui a ravagé La Nouvelle-Orléans en 2005, ou encore le tsunami de décembre 2004, qui font l’objet de “collections”.

Au-delà du Web, la richesse d’Archive.org se mesure aussi à l’aune de la diversité de sa bibliothèque multimédia, forte de près de 45 000 concerts et de plus de 100 000 films, 200 000 enregistrements audio et 290 000 livres et textes… Car Archive.org s’est également donné pour mission de mettre à disposition tous les contenus textes, audio, vidéo disponibles en format numérique. A la différence des médiathèques traditionnelles, tout ou presque y est téléchargeable gratuitement. Alimenté par des collectionneurs, des fondations, des particuliers, les rayons d’Archive.org n’ont rien à voir avec ceux d’une médiathèque traditionnelle.

Au rayon musique, les 2 862 enregistrements des Grateful Dead, le groupe psychédélique américain, font un tabac, tout comme la compilation de messages secrets interceptés par des radio- amateurs, ou encore celle de chansons détournées pour dénoncer les méfaits du copyright et de la propriété intellectuelle.

Au rayon vidéo, la retransmission de la partie de Final Fantasy II, gagnée par un certain Kevin Juang en trois heures cinquante-six, tient le haut du pavé, avec plus d’un million de téléchargements, tout comme, au rayon lettres, le recueil de casse-tête mathématiques d’Henry Ernest Dudeney.

Prototype emblématique des archives ouvertes, Archive.org cherche moins à rivaliser avec les services de téléchargement audio ou vidéo qu’à ouvrir la voie aux futures médiathèques numériques.

En octobre, Google annonçait avoir scanné plus d’un million de livres de 27 bibliothèques, et l’Open Content Alliance, un consortium de 80 bibliothèques réunies autour d’Archive.org, plus de 100 000 ouvrages. Il leur en coûte 10 cents la page, ou 30 dollars par livre. Le prix d’une certaine liberté : Google, tout comme Microsoft, paie en effet les bibliothèques afin d’obtenir le droit de numériser leurs ouvrages, mais interdit en contrepartie aux autres moteurs de recherche commerciaux de les indexer.

 

Jean-Marc Manach

 

La Société du spectacle (1973), Guy Debord

Un des nombreux documents que vous pouvez trouver sur ubu.com.

1ère partie :

2ème partie :

Century of the Self, documentaire d’Adam Curtis

Propaganda, comment manipuler l’opinion en démocratie ? d’Edward Bernays

Grâce à une politique éditoriale audacieuse, la collection Zones des éditions la Découverte est à découvrir en ligne.

Il est possible donc de lire dans son intégralité Propaganda, comment manipuler l’opinion en démocratie ? d’Edward Bernays, qui est reconnu comme l’un des principaux créateurs (sinon le principal) de l’industrie des relations publiques et donc comme le père de ce que les Américains nomment le spin, c’est-à-dire la manipulation – des nouvelles, des médias, de l’opinion – ainsi que la pratique systématique et à large échelle de l’interprétation et de la présentation partisanes des fait


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